DAY 2 : ANNEMASSE

15 heures, le jour se lève sur Annemasse. Ou plutôt.. Je finis par me réveiller dans ma couchette.
J’ai chaud. Mes cheveux ne répondent plus aux lois de l’apesanteur et quand je croise un miroir, le reflet repoussant qui s’y dessine m’insuffle une force qui me fait courir jusqu’à la douche du « Château Rouge », où l’on joue ce soir.
Une fois ma dignité physique récupérée, je file au Catering, m’enfile salade de pâtes, poulet froid, bruchetta, salade de fruits, San Pe.
Ah, tiens, c’est vrai que je n’avais pas mangé depuis hier midi…
Je retrouve Alisha et Fred (http://gininteacups.co.uk/) qui étaient de passage en Suisse.
La Suisse ? C’est à côté.
On embarque dans une voiture et on décide d’aller voir le Lac à Genève.
Toutes les trois impressionnées par les jets qui fusent depuis le milieu du lac, on reste un long moment contemplatives. Puis la discussion s’engage sur le verbe « To die ». Verbe actif en anglais. Oui, mais alors… (…) Oui, mais il est déjà temps de retourner à la salle, pour balancer !


Sauf que nous n’avions pas prévu que la route à 17 heures serait bondée de frontaliers rentrant chez eux après le travail et / ou de passeurs de drogues qui rentrent aussi chez eux après le travail.
Mince.
Ca avait l’air cool pourtant – me dis je – c’est con, de rater ses balances.
Sur un malentendu, on prend la voie des bus, en agitant nos mains au dehors, criant « Sorry, we’re from abroad, Soooorry, reeeeally ».
Les Suisses ne se vexent pas ( neutralité quand tu nous tiens ) – & ont l’air de comprendre l’urgence de la situation.
Bon, il faut le reconnaitre, on a conduit comme des porcs et commis – au bas mot – une petite vingtaine d’infractions au code de la route sur 15 kilomètres, mais c’est la règle du  » Sorry, we’re from abroad « .
Le pire, c’est que nous étions sincèrement SO Soooorry pour tous les gens qu’on a dépassés, ainsi que pour les trois cyclistes et le Yorkshire qui ont failli y perdre la vie.

Nous arrivons donc (saines et sauves) à la salle, et la problème de taille : Outre le retard, vient s’ajouter une question d’une importance non négligeable : Où est ma guitare ?
Je refais le chemin dans ma tête du départ de Toulouse. Ok, j’ avais bu – beaucoup.
Je finis par me souvenir que je l’ avais enfermée dans la soute ( Vilaine guitare, pas gentille à Toulouse )
Mais là – autre problème, je n’ai pas la clé magique pour la récupérer.
Je cours, dans le labyrinthe du Château rouge essayant de trouver quelqu’un qui puisse m’aider à ouvrir cette soute, qui est très vite devenue au cours de mes pérégrinations une « putain » de soute.
Exemple : « Dis, tu peux pas m’aider à ouvrir cette PUTAIN de putain de soute, s’il te plaît »
Philippe, le tour manager a réussi à l’ouvrir. Mais pas du bon côté du bus.
J’escalade donc, me faufile au dessus d’une caisse dans laquelle il doit y avoir un moteur, il fait chaud, très chaud là dedans. Je l’aperçois, la fait passer à Philippe, me fait ensuite moi même  involontairement passer à Philippe ayant totalement râté ma sortie de soute, il me rattrape habilement pour m’éviter de tomber.

Bon, voilà, cambouis partout sur le corps & Soundcheck time.
Tout se passe hyper bien, le son déchire.
Ouf, super énergies pour ce soir !

Je me prépare, sirote un dernier café avant le concert, décide de m’habiller en Blanc, parce que le blanc c’est beau. Ou non – en fait c’est la seule chemise propre qui me reste.

Le concert arrive, je suis contente et beaucoup plus en confiance qu’hier. Je crois qu’il fût réussi.
Le public a été super & j’ai pris mon pied.

Peter joue.


C’est joli.

Ca y est, je suis un Bisounours qui aime tout le monde.

Fin du concert de Peter, je me dirige dans les loges et là un mec en jogging KAPPA année 94 et marcel blanc douteux m’interpelle et me somme de descendre au pas de course. Je m’exécute ( je suis un bisounours ). Puis il finit par me dire  » Tu me couvres ?  »
Là je me demande ce qu’il entend par  » couvrir  » – il fait 30 degrés.
Je comprends vite qu’il n’a pas de Pass backstage et qu’il ne nous veut pas du bien.
Je cours trouver quelqu’un parce que ses yeux étaient écarquillés… Les illuminés, quand tu te retrouves – seule – avec eux, ben, t’as un peu peur de mourir sur un malentendu avant même d’avoir sorti un album… Erm.
On le jarte des loges. Ouf.

On embarque dans le bus. Bonne nuit les petits !
Demain, Monaco, Opéra Garnier !

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Comments
2 Responses to “DAY 2 : ANNEMASSE”
  1. CCH dit :

    Super show!

    Par contre j’ai mis 3 jours à retrouver ton nom… Il n’était ni sur les billets, ni sur tout ce qui a pu passer devant mes yeux le jour même… Même google a ses limites. Peut-être devrais tu le répéter en fin de show?

    M’enfin! J’ai passé un très bon moment.

    Courage et bonne continuation, l’homme au jogging kappa et au marcel blanc douteux… (BLAGUE)

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